it's just a goodbye.. not a farewell

C'est un peu mort ici en fait. Mais je ne sais pas, je me rends compte (comme tous les utilisateurs de skyblog sur leur fin) que ça ne me sert pas tant que ça d'avoir un skyblog. 'Les souvenirs' disais-je. Ce n'est pas faux. Mais j'ai l'impression d'être arrivée au stade 'j'ai mangé une pomme aujourd'hui'. Je ne sais pas réellement raconter ma vie, du moins j'essayais sans réel succès. D'autres le font mieux que moi, et j'ai d'autres talents à exploiter, à faire fleurir. J'ai une vie aussi, et je commence à me rendre compte que ça me rendait folle, tout ce système de commentaires. On attend le commentaire, le signe d'attention. Je trouve ça malsain.
Peut-être qu'un jour j'aurai un blog free, ou un canalblog. Qui sait? En attendant, j'essaye de gérer au mieux ma vie, et si quelqu'un veut me retrouver, il n'a que l'embarras du choix : facebook, myspace, deezer, deviantART, tumblr. Je continuerai tous ces sites-là, et si je refais un autre blog, ce sera plus 'fourni', plus esthétique et moins maladroit dans l'écriture. We'll see.

Sinon, pour finir je vais quand même raconter les infos de dernière (ou presque) minute :

-Je suis allée au concert de Marie-Laure (Kirieh, Lucky Lou) et c'était vraiment chouette. Elle a une tonne d'émotions à revendre, la voix qui cavale du haut perché jusqu'à six pieds sous terre. L'ingé son avait l'air de somnoler, ou d'être dans les vapes.

-Je pars à Glasgow (Ecosse) du 16 au 23 septembre.

-J'aspire à un meilleur appareil photo (un réflex) mais ce ne sera pas pour tout de suite, le mien me satisfait amplement pour le moment et je m'amuse bien.

et c'est tout (pour le moment).

# Posté le mardi 14 juillet 2009 12:01

Because the sky is blue it makes me cry

Bon. Ca doit faire deux bonnes semaines que je suis revenue. Pas de regret, pas de colère. Et j'ai déjà mon billet d'avion pour Glasgow (je pars du 16 au 23 septembre mwéhéhé). Et peut-être l'Italie en car (oui oui, en CAR XD).

Etant sur liste d'attente pour l'école du social, je me retrouve en licence lettres modernes humanités à nanterre (ou sorbonne nouvelle) l'année prochaine. Je reste confiante, je bouche mes oreilles quand on me dit 'mais c'est bouché', parce que oui, TOUT EST BOUCHE alors faites pas chier. Maintenant, pour trouver du boulot, faut soit choisir des métiers spécifiques (dans le droit, la médecine), soit c'est au petit bonheur la chance. Alors merde, je n'ai que dix-huit (bientôt dix-neuf, aah) ans et j'ai le droit d'explorer ce qui s'offre à moi. Mais je demande l'avis de 40 000 personnes pour la filière (débouchés, contenu de la formation,...) pour me faire mon propre avis. On verra bien (je dis tout le temps ça, je sais).

Sinon je me suis fixée comme objectif de ne plus faire ma larve humaine comme avant Dublin. Et ben... bon ça va se faire. Mais franchement, là je n'ai pas le droit de me laisser aller, j'ai trop de choses à faire, comme réviser mon air pour l'audition de conservatoire (parce que là, ça va pas du tout), commencer le ukulélé, faire un projet musical avec lui (au cas où tu préfères que ce soit anonyme) et lire les livres qui envahissent ma chambre. Et peut-être d'autres choses aussi. Je ne sais pas vraiment.

Pour finir, les photos de Dublin sont sur mon facebook, je retrierai et en mettrai quelques-unes sur tumblr et deviantart. A suivre...
Because the sky is blue it makes me cry

# Posté le lundi 22 juin 2009 07:43

Modifié le mercredi 24 juin 2009 08:13

Départ prématuré en fin de semaine prochaine. Apparemment, je ne pourrai pas me débrouiller seule avec les trois garçons dont je m'occupe, dixit la mère. Mais bon, c'était une très belle expérience qui va, je l'espère, rendre mon retour à Paris encore plus joyeux et non plus douloureux comme le furent ces derniers mois.

Je garde espoir et je sais que la vie ne sera pas faite que de choses que j'aime, donc je ne pleurniche pas 'pourquooiiiii moiii?' parce que ça ne m'avancerait à rien. Je ne suis juste pas prête à m'occuper de ce genre de famille, c'est tout.

Je ne peux retirer que du bien de ce voyage, même s'il va bientôt s'achever. Je dois avouer que j'ai un léger sentiment d'inachevé, comme si je savais que j'ai encore des choses à faire ici, me stabiliser, mieux comprendre comment je fonctionne sans les autres, sans Paris. Mais ça ne fait rien. Pour le moment, je veux juste visiter Galway ou Wicklow, ou autre région qui me montrera l'Irlande que j'attends, l'Irlande des herbes vertes et du bol d'air frais. L'Irlande qu'on voudrait amener à Paris.

Je pourrai dire encore et encore merci à la vie de m'avoir donné cette expérience. Pour certains, ce n'est rien du tout, mais la valeur symbolique de ce voyage est énorme pour moi. Je ne veux plus retourner dans ma routine vicieuse, et je ne le ferai pas et plus.

Et si vous allez en Irlande et qu'une envie de beauf taré vous prend, faites le Viking Splash!

# Posté le jeudi 04 juin 2009 19:23

Modifié le samedi 06 juin 2009 18:36

I'm just emotionally undone

Ca fait maintenant douze jours que je suis loin de mon chez moi.

Enième fois que je prends le bus 15 puis le 46a. J'ai les jambes croisées, j'allume mon mp3, évitant soigneusement Portishead et autre Cocorosie qui guettent mes moindres signes de faiblesse pour me faire éclater en sanglots. Je choisis Goldfrapp puis Bloc Party. Ma manière à moi de me dire : allez, ressaisis-toi.

Enième fois que je quitte la maison vide des 'parents' de Victoire. Enième boule au ventre.

Je suis la fille-guimauve : on me touche, je fonds.

Dans le bus, je cogite. Encore. Toujours. Le regard au loin, le soleil, les perrons irlandais, les portes colorées. Mes pensées me font l'effet d'une passoire. Ca y est, je comprends, je grandis. Et ça fait mal.

Je suis le genre de fille qui tombe dans une famille de rêve, avec des gens compréhensifs et qui trouve le moyen de se plaindre, de sortir sa petite tirade pathétique.

Je n'arrive pas à accepter le fait de devoir lutter : la vie est un combat et je fais déjà le mort. Emotionnellement épuisée. J'accorde tellement d'importance à l'esprit, l'âme, les émotions que ça a fini par me submerger. Tout ce flot de sentiments me rend folle. Je m'étais habituée à la coquille vide, au regard blasé de la fille sans but, et là, je jongle entre la liberté, la joie, l'angoisse, le rejet, la tristesse, le manque. C'est comme une douche froide.

Je quitte Victoire et mon coeur se déchire. Je me plains auprès d'elle, les mêmes choses : 'quand ils ne m'écoutent pas, ça me détruit', 'j'en ai marre des expériences avec les enfants', 'je ne veux plus de responsabilité', 'c'est comme une prison'. Quand je dis que je trouve le moyen de me plaindre alors que je suis dans une bonne situation... Le mal du pays, de moi, de ma routine, de mes parents.

Effets de mode, agressivité, fermeture d'esprit, routine. Tout ce qui fait que la mentalité parisienne me faisait suffoquer, j'en mourais presque. Sous ce flot d'influences débiles, je me perdais. Et je suis là : libre, de nouveau moi, m'étant trouvée, apaisée. Et pourtant, je veux retrouver ma routine parisienne.

Je suis la peureuse, l'angoissée. J'ai l'impression que ce n'est pas normal, toute cette tristesse, mais si. J'ai l'impression que les autres ont mieux vécu que ça au début, mais non. Je crois toujours que je suis la nunuche de service, celle qui lutte plus que les autres, parce qu'elle fait moins bien les choses que les autres. Mais je ne laisse pas le temps faire son travail, je suis trop dure avec moi-même, avec eux.

Au final, un appel de mes parents m'apaise. Je crois que c'est ça : j'ai le mal de ma famille. Je parle de revenir à Paris car j'ai l'impression d'être nulle, pas assez bien. Mais l'échec serait énorme si j'abandonnais maintenant. Je serai une perdante et une fuyeuse toute ma vie si je pars maintenant. Je n'ai jamais vraiment été confrontée à de rudes épreuves comme celles-là, alors je préfère faire face à mon cocon et lui dire 'casse-toi' et lui tourner le dos.

Même si je vais bien, je vais mieux, je veux écrire cet article, car ce ne sera pas la dernière fois que je ressentirai ça. Mais j'aime Dublin, les parcs, la langue, la plage, les photos, les personnes, les habitudes, la gentillesse, le temps. Vraiment, je ne me croyais pas capable de faire ça. Merci la vie.
I'm just emotionally undone

# Posté le dimanche 31 mai 2009 13:49

Modifié le dimanche 31 mai 2009 17:21

Risotto day

Risotto day
En direct de Dublin :

Comment préparer un risotto pour 15 personnes (communion de la fille que garde Victoire) en sachant à peine cuisiner, et en étant bourrée au rosé (une bouteille pour deux) par Justine et Victoire. Au menu : deux filles chancelantes aux yeux larmoyants (oignons), une Justine qui s'entaille le doigt au couteau de boucher, les enfants qui gueulent en bruit de fond (+ Queen), une bataille sans merci pour réussir à faire un foutu risotto. On va voir le résultat tout à l'heure (oui, la communion est pour ce midi). Excellente journée (non, vraiment, c'était marrant, surtout les deux pauvres bourrées en train d'essayer de ne pas exploser de rire toutes les deux secondes). Bref, on est cons (mais ça, vous le saviez déjà).

On se met à dessiner une moustache Dali et à marquer 'I love pen*s' sur une affiche électorale. Alors là, on frise les deux ans d'âge mental. Et ça fait du bien.

Au programme demain : Amadeus, plage, conneries.

Les stations de bus n'ont pas de nom, la monnaie exacte est exigée lors de l'achat d'un billet (pas de remboursement). TOUT VA BIEN XD. Nan, franchement, l'Irlande est un pays vraiment très beau, reposant, et quand les premières paroles qui nous viennent à l'esprit le soir sont 'Girl, you'll be a woman soon' sur fond de nuit étoilée, on ne peut que se sentir revivre.

# Posté le samedi 23 mai 2009 20:05